l’élan déchu

Caspar_David_Friedrich_0191

Avec mes béquilles
Je regarde l’étendu du champs
Je regarde le tapis de gazon
Me bouscule un vent doux
Et ainsi me prend l’élan
Sous le soleil brûlant
De courir vers le devant
De rouler de tourner de tomber et me lever
De laisser ma jupe au vent
Et mes cheveux fous, me suivant
Une larme descend
Après l’élan
Et si c’est la paralysie qui m’attend
Si après c’est au fond d’un lit
Que je rêverais de ce champs
Que de la fenêtre, je regarderais le ciel bleu
Que du soleil, je ne sentirais que la chaleur brûlante
Le champ m’appelle, les béquilles crispent
Je les entends s’enfoncer dans le sol
O boiteuse, laisse moi m’enfoncer pour toi
O malheureuse que rêves tu encore
Le plat au bout du champs à t’attendre
Tableau : Caspar David Friedrich : Femme au soleil levant

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