Continue ta route

Bien sûr il faudra t’arrêter

Soigner l’oiseau écroulé

Sentir la douceur du printemps

Accueillir en soi à l’aube

La fleur qui éclore

Voir les feuilles d’automne

S’échouer et couvrir terre

D’un tapis coloré

S’enfoncer dans la terre mouillée d’hiver

Et sentir sous ses pieds

Toutes les graines ensevelies

Toutes les promesses

Prendre un bain de soleil d’été

Et cueillir le blé

Bien sûr il faudra s’arrêter pour s’aimer

Et s’aimer pour continuer, et marcher

Bien sûr il faudra s’arrêter pour écouter

Les sanglots

Les rires

Et les chansons

Bien sûr il faut s’arrêter

Fatigué de vivre

De trébucher

De tomber

De s’arrêter

De reprendre

Quelquefois en rompant

Quelquefois à quatre pattes

Quelquefois à une jambe

Quelquefois sans la foi

Bien sûr une fois allongé

Sur l’herbe doucereux

Caressé des fleurs

Flatté de cette brise tendre

Telle une plume sur ta peau

Tu seras tenté

De rester

De dormir pied nu

Jusqu’à l’infini

Tu laisserais bien aller

Ton corps fatigué

A toute cette oisiveté

Et bien sûr

Il faut se laisser aller

Bien sûr il faut s’arrêter

Fatigué de soi,

Se reposer

Pour repousser

Et repartir

Dans cet incessant

Silence et Mouvement

Qu’est la vie

 

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